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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

Et si la Chine était la clé de la paix en Ukraine ?

5 Octobre 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #international, #europe

Les constats sont là. Ni les Européens, qui pourtant avaient réussi à signer les accords de Minsk, ni les Etats-uniens ni les Turcs, ni quiconque ne parvient à faire arrêter ce conflit en Ukraine, avec parfois une énergie et une volonté limitée sauf à la continuer avec ses multiples significations et ses objectifs discutables. Reste la position d’un acteur clé qu’est la Chine qui s’interroge elle-même sur la façon dont la guerre peut s’arrêter, défend les frontières de l’Ukraine tout en restant officiellement neutre et non belligérant sauf à commercer avec la Russie avec sanctions par l’UE, qui oublie d’ailleurs certains achats ukrainiens à la Chine en matière de drones FPV, et qui dispose de certains leviers vers V. Poutine avec sans doute certaines conditions et acceptations à admettre de la part des belligérants et alliés, sur cette possible importance et facilitation accordées.

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales à la DGA, ancien expert Asie à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.). Auteur de Politiques européennes

Les définitions ne manquent pas pour décrire de part et d’autre le changement de dimension de 2022 et désormais son enlisement. Les aides directes ou indirectes d’un côté et de l’autre alimentent la guerre de stabilité sans faire gagner de terrain mais avec des actions désormais de plus en plus violentes en dehors d’un front avec réellement une zone « no mans land » de 1600 km et gérée pas des machines où le Parlement européen doit certainement regretter ses anciennes prises de positions en la matière. Mais ces actions gagnent désormais du terrain de façon hybride dans certains pays européens, au-delà de simples sempiternelles reconnaissances ou tests de réactions et de coordination depuis de longues années persistant à la pseudo fin de guerre froide.

Sans revenir sur les précédents articles visant notamment à se demander, à quoi et à qui cela sert-il et sur quoi cela agit-il, listant les réalités économiques, militaires, financières, politiques qui maintiennent et surtout celles qui montrent les jeux permanents utilisés, avec notamment une UE qui n’est finalement pas en guerre contre la Russie, on peut aussi se demander comment, il est peut-être temps d’imaginer qu’au-delà de pousser la Chine à prendre plus clairement position, cette dernière pourrait contribuer à arrêter la guerre et contribuer à une paix durable par influence sur les acteurs ou plutôt les joueurs vu notamment les efforts engagés. Reste à savoir si elle voudra n’agir qu’en médiateur ou en influenceur en échange de quelles possibles conditions, gains, contreparties, avantages, éléments de négociation, voudrait-elle le demander au-delà de l’intérêt du monde et les relations multilatérales comme le proclament souvent les Chinois, mais surtout à la demande de qui, avec une possible nouvelle implication, cette fois dans la défense et la diplomatie en Europe ?

Ses leviers pour conditionner une partie de ces relations à des avancées vers un cessez-le-feu pourrait peser sur les calculs de Moscou sont de plusieurs ordres. Économique par ses achats d’énergie russe et ses échanges avec la Russie lui donnent un moyen de pression tout en imaginant un accord sur un prix d’achat de gaz et de pétrole raisonnable. Industriel par l’échange de composants électroniques, le renforcement des contrôles sur les biens à double usage, utilisables à des fins civiles ou militaires mais aussi  sur la protection des infrastructures. Diplomatique par son dialogue permanent avec Moscou qui lui permet de transmettre des propositions et de soutenir des négociations, que l’UE semble déjà lui demander d’utiliser, tout en analysant les risques d’acceptation de la médiation chinoise, comme il en est sans doute de même pour V. Poutine qui est également en tension sur ses frontières est de Vladivostok. Enfin peut-être Stratégique et Militaire en terme de potentiel rapprochement opérationnel éventuel à l’Ouest comme déjà opéré en méditerranée, tout en évitant, au moins pour l’instant, un regain de tension avec son voisin japonais sur son flanc Est. Si la question de Taïwan ne sera de toute façon pas à l’ordre du jour étant donné qu’il n’y a d’ailleurs pas de sujet pour la Chine, l’exemple de Chypre et sa division territoriale durable, même si non satisfaisante, où la Grèce semble vouloir calmer le jeu avec la Turquie, pourra donner certaines idées.

 
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Made in Europe : pourquoi ne pas appliquer le Made in France pourtant compatible à l'UE uni dans la diversité ?

5 Octobre 2026 , Rédigé par francoischarles

A l'heure d'un nouvel affrontement franco-allemand et des autres, plus ouverts aux échanges, sur le Made in Europe avec un événement auquel nous étions invités au Ministère de l'Economie,  il est utile de rappeler le concept Made in France pourtant initié par la France qui comporte plusieurs options, en rappelant que la plus grande voiture Made in France est la Toyota Yaris d'origine japonaise

issu du lien officiel ci-après : "Pour être en droit d’afficher « fabriqué en France » (ou « Made in France ») sur l’un de ses produits ou son emballage, le fabricant a la responsabilité de s’assurer que celui-ci répond aux critères d’origine non préférentielle établis par le code des douanes de l’Union européenne. Les douanes françaises (DGDDI) précisent ces critères et contrôlent leur respect à l’importation. Pour qu'un produit puisse être « Made in France » au sens de la réglementation, il faut qu'il soit entièrement obtenu en France (tous les composants sont issus de France et toutes les étapes de fabrication ont lieu en France) ; ou bien, s'il n'est pas entièrement obtenu en France, il faut qu'il ait subi en France sa dernière « transformation substantielle », ce qui correspond le plus souvent, selon les produits  :

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Quels risques de la poussée de l’AFD pour l’unité européenne ?

5 Octobre 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Des élections clés viennent de se mener en ex Allemagne de l’Est, avec des résultats remarquables pour le parti réactionnaire AFD (Alternativ für Deutschland), créé en 2013 et rentré au Bundestag en 2017, un revers pour les partis traditionnels, comme en France, avec surtout un désastre la CDU, selon les mots de son Président et actuel Chancelier. Mais était-ce attendu et est ce finalement un risque d’embrasement extrémiste pour l’Allemagne et l’Europe où les partis plutôt nationalistes sont déjà bien installés, avec des risques limités s’il s’agit simplement de rentrer dans le paysage ou à prévoir pour la construction européenne avec certaines valeurs qui devraient peut-être finalement être revues ou renforcées ?

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), ancien cadre de partis, animateur de marketing politique et auteur de « Politiques européennes »

Ce soir, à 23h, la fête s’est arrêtée à Magdebourg, capitale du Land de Saxe-Anhalt, ville majeure archi épiscopale et protestante stratégique sur les rives de l'Elbe, choisie par le premier empereur germanique Otton 1er, restée longtemps une des principales villes de l’empire romain germanique. Elle l’a été sans grande démonstration, sans grand rassemblement, comme si la police d’état et ses règles étaient encore présentes dans les esprits, comme pour les plus de 50 ans en Pologne. Avec un record de participation, les résultats du scrutin en Saxe-Anhalt viennent presque de donner une majorité absolue à l’AFD (Alternative pour l’Allemagne) qui a explosé ses scores, reléguant loin derrière les partis traditionnels de la CDU puis du SPD, die Linke (la gauche dure) et des verts.

La Saxe-Anhalt, dénommée parfois la Saxe Prussienne, se situe généralement dans la seconde moitié du classement des 16 länders  allemands. Cet ancien État de la RDA se distingue par un grand territoire mais une faible densité de population et une économie en rattrapage sans avoir pu retrouver son ancien rôle juridique et politique. On pourrait en conclure que l’impact sera peu important au niveau fédéral considérant le land peu peuplé, et donc tout va très bien madame la Marquise, sauf que si l’on regarde les élections passées où l’AFD y était moins représentée que dans les autres länder de l’Est, peut être par sa proximité avec l’ancienne zone Ouest, peut-être peut on  s’attendre à un prochain raz de marée dans les toutes les autres régions par propagation à l’Est encore non reconstruite dans sa pyramide de Maslow, mais aussi à l’Ouest par réaction.

L’AFD, qui ne pourra pas encore gouverner seule, est en effet issue des milieux chrétiens-démocrates de la CDU opposés à la politique d'Angela Merkel, tout comme l’actuel chancelier Merz, fausse allemande de l’Est qui n’aurait finalement donc pas fait son travail, dont certains jeunes ne connaissaient qu’elle, se demandant si une succession était possible après 8 mandats CDU, 4 mandats de chancelière et de coalition. Le parti serait donc peut-être aussi susceptible de revenir dans le rang comme un enfant adapté rebelle. Pour autant elle s’inspire tout de même et bénéficie du ralliement des partis d'extrême-droite apparus avant la réunification de l'Allemagne en 1989-1990, est à l'origine un mouvement antieuropéen, anti système, anti euro et non solidaire, comme un enfant rebelle, identique à LFI en France et semble vouloir le pouvoir. Remarquons aussi que l’AFD est à droite du Rassemblement national au Parlement européen qui a pris ses distances pour devenir fréquentable. Mais notons aussi qu’en cas de renaissance du national socialisme, il ne s’agit donc  pas forcément d’une idéologie uniquement de droite comme finalement le Rassemblement National qui rassemble sans passer par le centre

L’ambassadeur d’Allemagne actuellement en France, qui a été aussi auparavant et brièvement représentant d’Allemagne de l’Est, rappelait lors d’un événement passé, que les rêves et illusions de 1992-93avaient été cassés, comme d’ailleurs dans d'autres pays centraux qui voulaient tout et tout de suite comme à l'ouest. L’importance de la migration a été le grand reproche fait à A. Merkel même s’il fallait faire entrer la main d’œuvre. Viennent ensuite aussi, voire surtout encore, le sentiment de soumission des uns et la supériorité des autres, la consolidation de l'identité de la RDA, la suspicion de manques de compétences, et une certaine "ostalgie".

Si, comme pour le Brexit ou en France, les partis plus nationalistes ont misé sur les populations rurales et moins éduquées, on constate aussi une évolution dans les grandes villes sans toutefois trop bousculer le SPD qui restera aux commandes dans une coalition à Berlin, avec également un doublement de Die Linke, comme de l’AFD et une baisse identique de la CDU et du SDP.

Dans le Land de Mecklembourg Pomeranie, à cheval sur Nord-Est de l’Allemagne et le Nord de la Pologne assez hermétique à la migration, en lien avec Szezecin et Gdansk, moins rural et plutôt industrieux que Saxe-Anhalt, avec des habitants parlant en majorité polonais, l’AFD a presque triplé sont score comme à Magdebourg, la CDU n’est même plus au conseil régional, mais la baisse du SPD a été moins sensible.

En Allemagne comme en France, l’opinion publique s’insurge de ces changements anti-système sans vraiment comprendre concrètement pourquoi, en dehors de l’immigration, ni comment réellement contrer cette poussée, à part rabâcher qu’il faut s’y opposer, ce qui ne fait que les renforcer en réaction et en permanence,

Les risques peuvent être régionaux, nationaux mais surtout européens à la fois dans les votes internes au Parlement européen, déstabilisant les bataillons du PPE qui soutiennent la politique actuelle de la Présidente de la Commission, comme le sont les députés français, réduits à un nombre ridicule mais cherchant à être influents parmi leur groupe Européen, par rapport aux députés RN, membre du groupe des Patriotes, désormais moins agressifs qui n’ont quand à eux peu voix au chapitre, même en se rapprochant d’autres groupes plus modérés, surpris eux-mêmes de la dissolution en France suite aux élections européennes, entrainant une certaine instabilité, alors que tout le monde s’accommodait finalement de cette réalité depuis des années. A l’heure d’un retour des liens entre l’UE et la Hongrie, heureuse de retrouver certaines aides financières, mais qui ne semble par pour autant changer sa politique au-delà de l’ancienne affaire de personne avec son ancien Premier ministre, espérons que tout cela n’entraine pas de mauvaises idées mais surtout une prise de conscience avec mesures correctives de ce qui est bon ou non pour l’Europe.

Une des conséquences pourrait également être une remise en question dans la gouvernance européenne aux Conseils des Chefs d’Etat ou de gouvernements et des Ministres car l’Allemagne est le pays le plus grand contributeur net en pourcentage et en valeur, loin devant la France, entre ce qu’elle donne et ce qu’elle reçoit, par très grande solidarité comme peut être par indulgences. En situation financière saine, elle pourrait influencer le système européen, voire même décider de le quitter comme la fait le cousin britannique désormais au rang des pays associés. Elle commence d’ailleurs déjà à demander une réduction du budget général, allant en sens inverse de l’accélération imaginée lors du dernier discours sur l’état de l’Union. Misons sur une alerte passagère et un avenir raisonnable, réaliste et réalisable.

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Léon XIV à Paris - discours à la France, à l'Europe et au monde

5 Octobre 2026 , Rédigé par francoischarles

La venue du pape Léon XIV pendant quelques jours en France n’était pas qu’une visite de voisinage mais répondait sans doute à des besoins. Besoins de confirmation de remise en route de l’identité chrétienne en France, avec notamment une messe place de la Concorde, lieu symbolique de la République et surtout de la révolution, puis à Lourdes, terre d’apparition et de miracles, mais aussi à Metz, lieu de réconciliation, de paix et de dynamique européenne à travers R. Schuman mais déjà aussi St Benoit qui abreuva l’Europe de racines chrétiennes, comme nous l’avions abordé avec la Hongrie, avec étonnement du Conseil de l’Europe. Il s’agissait aussi d’un message au monde à l’Unesco.

Quatre jours éclatants de ferveur mais peut-être gommés par l’effort à parler en français, parfois peu compréhensible mais avec quelques phrases clés et surtout une belle présence de proximité. A noter une organisation et des invitations faites par le Vatican, avec quelques réunions et réceptions avec le Président de la République française avec certains ambassadeurs, quelques politiques nationaux, quelques chefs d’Etat et de gouvernement voisins ayant répondu à l’appel.

Les discours étaient plus sociaux et humain que religieux ou politiques avec  des messages de paix à l’intention de toutes les parties, comme en gestion de crise,  durs sur les faits mais doux avec les personnes. Il manquait peut être le « en même temps » pour montrer justement l’écoute des éléments d’opposition et d’équilibre, comme par exemple comprendre certaines réalités entre secours, accueil et envie ou encore besoin de fabriquer des armes  pour mieux se défendre sans forcément faire la guerre ni tendre la joue gauche par des peuples  qui n’ont plus envie de vivre le passé ou encore le difficile équilibre entre harmonisation et respect des identités, proche du slogan « unie dans la diversité ».

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Pour un fonds participatif ukrainien ?

8 Septembre 2026 , Rédigé par francoischarles

Pour un fonds participatif ukrainien ?
Dans le conflit personnel qui l’oppose à la Russie, désormais élargi à certains soutiens de part et d’autres, où l’Europe se sent impliquée et qui n’est plus financé par les Etats Unis qui maintiennent néanmoins des sanctions, l’Ukraine a besoin de matériels, d’argent et de toute forme d’aide, dérivées désormais en développement au-delà des dégâts de missiles et de reconstruction. Aussi, alors que l’armée profite de financements par l’intermédiaire de structures de collecte, où l’IRCE a d’ailleurs déjà aidé à financer des drones à travers une visioconférence, pourquoi les autorités ukrainiennes ne lancent elles pas un fonds participatif avec si possible prise de participation en matière de ressources et d’industrie en espérant une corruption limitée ? Prochain article à paraitre
Par François CHARLES. Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), auteur de « politiques européennes »

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retraites et budget social en France

8 Septembre 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

retraites et budget social : comme pour la défense, les choix sociaux sont des choix politiques qui se confortent d'éléments économiques et non l'inverse ! et comme pour la règle d'or à inscrire ou non dans la constitution, certains pays et peuples en ont besoin, et d'autres non. La comparaison européenne doit intégrer cela. merci de Gaulle qui a bien été obligé de monter le niveau social avec les effets connus désormais, mais n'oublions pas qu'un président du Conseil avait réussi à relever le nombre d'heures travaillées avant 1940 quand ces chers syndicats ont fait preuve de lucidité. Au même titre que les soldats allaient au front sur le front russe, voire même en France, en 14-17 derrière les commissaires politiques plutôt que derrière les officiers, rappelons que dès la période des 35h où tout était possible, ces même syndicats ont finis par accepter l'ingénierie de rémunération globale incluant la capitalisation en expliquant les réalités économiques de la retraite et que les budgets sociaux ont souvent augmentés car les employés avaient repris confiance avec des décisions cette fois prises au consensus.

 

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Géopolitique 2026 du pétrole : dans le doute, abstiens-toi et provisionne

18 Août 2026 , Rédigé par francoischarles

Même si le tout électrique progresse, ainsi que d’autres solutions de carburants, la majeure partie de l’économie et des habitants fonctionne encore, et pour longtemps au pétole. Les acteurs de la géopolitique l’ont bien compris comme étant plus qu’une arme commerciale, au détriment des entreprises mais également des citoyens dépendants des actions militaires ou des simples effets d’annonce entrainant ou non des réactions du marché parfois peu compréhensibles pour se projeter dans le temps dans les cycles économiques, où l’on vit en un mois, voire en une semaine ce que l’on vivait autrefois en un an, parfois en surfant plutôt que subir la vague. Reste à trouver quelles peuvent être les solutions de bonne gestion actuelle et prévisionnelle.

Par François CHARLES

Eco-géopolitologue, conseil en stratégie et management, ancien cadre international et risk manager DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), auteur de "politiques européennes".

Les actuels combats en Ukraine et dans la zone du détroit d’Ormuz enflamment à nouveau les prix à la pompe pour les utilisateurs encore dépendants du pétrole. La Russie, interdite, dont par elle-même, de certains commerces avec l’Occident, limitée en clients, sans dépasser les quotas de l’OPEP, doit vendre à bas prix à la Chine qui en a bien besoin car plus dépendante qu’aux terres rares. Elle profite néanmoins de la hausse des prix pour financer notamment son opération spéciale avec en plus désormais ses dépôts de pétrole attaqués par les drônes ukrainiens.

De 60 dollars en décembre, le barril de pétrole passe à 115 dollars le 30 mars, 91 mi avril, 116 fin avril puis 71 le 29 juin, 100 le 22 juillet puis 80 le 10 aout et enfin 91 le 18 ! Si le prix à la pompe n’a pas quant à lui très sensiblement augmenté en proportion entre décembre et avril, la raison en est que l’on peut imaginer que les acteurs de la chaine, regardés par l’Etat qui prend ses taxes et régule sa trésorerie en passant sans puiser dans ses stocks stratégiques, blâmant les joueurs sans pouvoir les arrêter, jonglent d’une part entre les règles FIFO (first in first out), les règles de cout unitaire moyen pondéré et de Last in First Out alors que le prix du carburant à la pompe devrait suivre la baisse mais avec un temps de retard, idem à la hausse. Pour autant, si le carburant avait baissé avant les vacances, on s’attendait donc s’attendre à une autre baisse mais il n’en n’est rien.

On peut en déduire également, comme en management, que dès qu’un conflit dure ou que des  effets d’annonce ne sont pas suivies d’effet, les acteurs de la chaine s’en accomodent aussi, comme les mesures temporaires qui durent, désormais sans aucun effet, au grand damn des journalistes et commentateurs économiques et politiques. A croire que le risque géopolitique est mis en doute, sauf à avoir bien analysé les impacts cout, délais et performance, avec des carburants plus ou moins raffinés et avoir pris les mesures adéquates. L’utilisateur s’en prend à l’Etat qui n’y est parfois pour rien, mais qui ne le protège pas par un financement adapté, comme pourraient d’ailleurs le faire les groupes envers leurs PME sous-traitantes, en terme de couvage ou de partenariat, au regard des offsets.

Dans le doute s’il apparait donc que les opérateurs s’abstiennent désormais de réagir tout en maintenant un tarif si possible pas trop élevé, comme avec une ombrelle de prix, ils poussent les gestionnaires, notamment d’entreprises, à provisionner, tout en allant se protéger sur les marchés organisés, la boucle est bouclée.

En attendant, sans rien imposer devant cet effet de levier a priori bénéfique, on accélère la conversion en énergie électrique ou hybride sans plus se poser de question, on augmente les démarches RSE pour chercher de nouvelles solutions, on roule moins vite, comme avec le choc pétrolier et les mesures de G. Pompidou pour réduire la vitesse afin de moins consommer, produisant également 7% de moins de morts entre les mois de juillet 2025 et 2026, ce qui coute moins en couts additionnels d’intervention spéciale et de santé, les personnels étant payés par ailleurs.

Donc abstiens-toi, voire tais-toi, et provisionne, voire change. Fermez le ban !

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Quand nous rendons notre âme

10 Juillet 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Quand nous rendons notre âme

 

On le dit d’une personne

Voire bien plus facilement

De votre ordinateur

Ou même d’une voiture

 

Le fait de rendre l’âme

Pour ne pas dire mourir

Comme si la mécanique

N’impliquait pas la vie

 

Répétez-vous cela

Sans vous en rendre compte

Sans en prendre conscience

Sans vraiment le comprendre ?

 

Cela signifie-t-il

Qu’on nous l’a attribuée

Et qu’il faut donc la rendre

Quand notre corps s’arrête ?

 

Comment la perçoit-on ?

Qui donc nous l’attribue ?

Sur quels types de critères ?

Est-ce un tirage au sort ?

 

Est-ce fifo ou lifo ?

Sont-elles regénérées

Ou bien profitent elles  

De leurs propres expériences ?

 

N’avons-nous l’impression

Parfois dans nos pensées

Ou alors dans nos rêves

De moments déjà vus ?

 

A qui faut-il la rendre ?

Et dans quelles conditions ?

Avons-nous un contrat

Et quelles obligations ?

 

 

Les âmes se parlent elles

Comme dans un grand réseau ?

Dont on ne sait vraiment

Qui donc le contrôle ?

 

Du cantique des âmes

Au quantique tout court

Peut-être utilise t on

Un grand ordinateur

 

Manipulé par Dieu

Et aussi par le diable 

Quand ce ne sont les anges

Ou quelques employés

 

A moins que ce ne soit

Par quelque extraterrestres

Qui s’amusent de nos vies

Qui règlent le futur

 

Est-ce un savant partage

Quand elles sont attribuées

Ou bien encore laissées

Plutôt que retirées ?

 

Peuvent-elles se bonifier

Ou prendre des malus ?

Avec remises de peine

Comme pour condamnation ?

 

Les âmes sont elles donc

Classifiées, qualifiées ?

Correspondent-elles toujours

A leurs corps attribués ?

 

Quand on confie son âme

Sait-on quand l’heure viendra ?

Est-ce une Obsolescence

Plus ou moins programmée ?

 

Et parfois le miracle

L’ordi mort se rallume

La voiture redémarre

L’âme revient dans son corps

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La future relation entre le Royaume-Uni et l’UE (English version below)

25 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles

En ce jour d’anniversaire du Brexit, et cette période d’analyse de possibles intégrations de nouveaux Etats-membres dans l’Union européenne, comme de montées nationalistes réclamant le maintien d’une certaine autonomie, certains se reposent la question d’un possible retour du Royaume-Uni au sein de l’UE. Mais pourquoi, quand, pour quoi faire, pour qui et surtout comment, voire combien ? Analysons certaines réalités à charge et à décharge et de façon réaliste, réalisable et déterminée dans le temps comme dans une thérapie de couple, au-delà de simples engouements et de prises de décisions non responsables.

 

 

 

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales et OTAN à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), auteur de « politiques européennes »

 

Les Britanniques ont voté le retrait de l’UE en responsabilité, et comme on le dit souvent, il convient de leur laisser le choix de cette décision, sans influence. Après des discussions assez dures sur leur détachement, doit-on désormais accorder des circonstances atténuantes pour un retour, même si souhaité, sous prétexte qu’ils ont été peut-être abusés, voire mal informés, comme il semble être le cas avec d’autres candidats sous des raisons différentes ? Certes le constat est amer pour les Britanniques s’agissant par exemple de l’immigration, de la pêche, voire même de l’économie en passant par les contrôles sanitaires aux frontières et la libre circulation. L’opportunité a été par contre intéressante pour la nouvelle organisation des places financières sur le continent.

Il s’agira de toute façon de bien régler les problèmes et analyser les apports avant de revenir comme dans toute nouvelle intégration au-delà de notions de communauté et de valeurs. Avons-nous analysé et fait le deuil des problèmes relationnels de leadership et de fonctionnement. Certains membres avaient salué leur départ, à cause de certains dossiers quand d’autres l’avaient regretté et il n’est donc d’ailleurs pas certain que les ratifications suivent. N’oublions pas non plus les actions de prosélytisme vers les pays non euro pour en pas y passer, insistant plus sur les risques que les avantages pour cette nécessité fondamentale et d’ailleurs obligatoire sauf anciennement pour les Britanniques. N’oublions pas leurs différends et blocages sur la défense et autre sujets même s’ils se veulent désormais meneurs au sein de l’OTAN, sans même intégrer les Etats-Unis. Mais ne négligeons pas non plus qu’un refus pourrait fragiliser ce Royaume-Uni avec des Gallois plutôt désormais pour le Retour.

Heureusement des solutions et compromis existent,  qui peuvent aussi donner exemple pour certains dossiers d’intégration en cours en centre Europe, avec des pays également à frontière sensible et dans les Balkans, voire rouvrir le dossier chypriote qui est loin d’être réglé. Pourquoi pas Une intégration comme partenaire, comme pour la Norvège, fonctionnant quasiment comme dans l’UE. L’Ukraine, qui participe déjà à presque tout, ne devrait pas négliger non plus cette solution et l’offre franco allemande d’intégration progressive au risque de tout perdre. Bien que la Commission européenne avance le travail réalisé, beaucoup reste à faire, comme auparavant pour les pays centraux.  

Un rapprochement comme partenaire, déjà raccommodé pour la recherche depuis la nouvelle cotisation et désormais avec Erasmus, éviterait aussi certaines concessions comme l’engagement qui semble problématique sur la monnaie, et pourrait faciliter l’entrée dans l’espace Shengen.  Le coût  total ou partiel n’est pas à négliger pour les uns et les autres et un calcul pourrait être confié à un jumeau numérique quantique et IA.

S’agissant de la défense, le Royaume-Uni, nation amie et traditionnellement combattante, ferait également partie des partenaires de premier cercle du futur cœur européen de l’OTAN dont l’officialisation comme outil de défense de l’UE, sans forcément d’armée européenne constituée, lui donnera enfin une plus grande identité diplomatique et financière, voire même économique en dehors des possibles et traditionnelles sanctions. Les liens bilatéraux et multilatéraux européens existants même au sein de l’actuelle OTAN n’en seront que renforcés.

On this anniversary of Brexit—amidst ongoing analysis regarding the potential accession of new EU member states and the rise of nationalist movements demanding the preservation of a degree of autonomy—the question of a possible UK return to the EU is being raised once again. But why, when, for what purpose, for whom, and above all how—or even at what cost? Let us examine the realities—both pro and con—in a realistic, actionable, and time-bound manner, much like couples therapy, looking beyond mere infatuation or irresponsible decision-making.

By François CHARLES, Economist and geopolitologist, strategy and management expert, former Head of International Industrial Affairs and NATO Relations at the DGA, President of the Institute for Research and Communication on Europe (I.R.C.E.),

The British voted to leave the EU as a responsible act, and it is right to respect their choice, made without outside influence. After rather acrimonious negotiations regarding their departure, should we now grant them mitigating circumstances for a return—even if desired—on the grounds that they may have been misled or ill-informed, as appears to be the case with other candidates for different reasons? Admittedly, the outcome has been bitter for the British regarding issues such as immigration, fisheries, and the economy, not to mention border health checks and freedom of movement. On the other hand, the situation has presented an interesting opportunity for the reorganization of financial centers on the continent.

In any case, the priority will be to properly resolve issues and assess what each side brings to the table before any return—as with any new integration process—moving beyond mere notions of community and shared values. Have we truly analyzed and moved past the relationship, leadership, and operational issues of the past? Some members welcomed their departure due to specific disputes, while others regretted it; consequently, it is by no means certain that the necessary ratifications will follow. We must also not overlook the efforts to dissuade non-eurozone countries from joining—emphasizing risks over benefits regarding a step that is fundamentally necessary and, indeed, mandatory (with the historical exception of the British). Nor should we forget their past disagreements and deadlocks over defence and other issues, even as they now seek to take the lead within NATO—independent of the United States. Yet, we must also bear in mind that a refusal could destabilize the United Kingdom, particularly given that the Welsh now appear to favor rejoining.

Fortunately, solutions and compromises do exist that could serve as models for ongoing integration efforts in Central Europe and the Balkans, involving countries with similarly sensitive borders, or even for revisiting the Cyprus issue, which is far from resolved. Why not consider a partnership-based integration model like Norway’s that functions much like EU membership? Ukraine, which already participates in almost every aspect of the Union, should not overlook this solution or the Franco-German offer of gradual integration; doing so would risk losing everything. Although the European Commission highlights the progress made, much work remains, just as was the case for the Central European nations.

A partnership-based rapprochement—already restored for research purposes following the new contribution and now extending to Erasmus—would also avoid certain concessions, such as the seemingly problematic commitment regarding currency, and could facilitate entry into the Schengen Area. The total or partial cost is a significant factor for all parties involved, and the necessary calculations could be entrusted to a quantum-AI digital twin.

Regarding defence, the United Kingdom, a friendly nation with a strong martial tradition, would also rank among the core partners of NATO’s future European pillar. Formalizing this pillar as an EU defense instrument without necessarily requiring a standing European army would finally grant it a stronger diplomatic and financial identity, and potentially even an economic one, distinct from the usual sanctions. Existing bilateral and multilateral European ties, even within the current NATO framework, would be further strengthened as a result.

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Peut on encore dire non à l'Ukraine ?

13 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie, #europe

3 juin, les Etats-membres ont ouvert les premiers chapitres de négociation pour l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. Cette semaine, les pays nordiques, dont Danemark et Islande, et baltes historiquement liés, ont affirmés leur soutien inconditionnel pour l’intégration de l’Ukraine à l’UE et l’OTAN dès que possible. Les impacts économiques seront-ils les mêmes pour ces pays que pour les grandes économies française, allemande et désormais polonaise ? Où est donc la solidarité européenne entre ces blocs et laboratoires différents et pour quels objectifs ?

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.)

La position de la Hongrie a évolué mais pas de façon inconditionnelle quand on voit que des discussions ont eu lieu sur la minorité hongroise, problème bien existant, et il n'est pas mentionné l'affaire du gazoduc détérioré qui pourtant est crucial pour le pouvoir d’achat des Hongrois. Il ne serait pas normal que cela se soit fait en contrepartie des ruptures de relations ouvertes avec la Russie car ces actions de réparations étaient normales. Il en est également de certaines attitudes plus ou moins condamnées du fait d'une position de victimisation parfois trop opportune. A noter que la France et l'Allemagne, moteur reconnu de la dynamique européenne, semblent d'accord pour une intégration progressive.

Considérant à charge et à décharge :

la résistance héroïque ukrainienne et les actions endurées qui ont montré la valeur de cette nation mais surtout les limites d'intervention potentielle de l'armée russe au delà d'alerter sur une possible invasion généralisée, sauf peut être dans les pays baltes, rappelant aussi que l'intégration de traite pas d'affaires de défense ; considérant les événements de Maidan qui se rebellaient surtout contre la rupture de possibles relations économiques resserrées entre l'Ukraine et l'UE ; l'apparente peut être trop  grande bienveillance dont ont fait preuve les institutions envers l'Ukraine et son Président sous prétexte de son agression et qui peut porter préjudice à d'autres candidatures ; le fait que rentrer dans l'UE doit répondre à certaines valeurs dont de liberté ne doit pas passer outre le poids impressionnant du pays à la fois géographique et économique qui a été déjà aperçu pour l'agriculture ; l'historique de l'entrée des anciens pays du bloc soviétique désormais dans l'UE ; l'historique des décisions depuis le début de la guerre ouverte entre l'Ukraine et la Russie ; l'attitude étonnante, voire désormais arrogante du président ukrainien devant la proposition raisonnable du Chancelier allemand comme si tout lui était désormais dû oubliant les soutiens européens pour la guerre, oubliant toute possible responsabilité partagée des origines de la guerre qui ébranle désormais l'Europe qui peut aussi privilégier et régler les conflits existentiels devant certaines instances sans forcément envoyer la troupe, etc.. 

Au delà d'une notion de nombre qui n'est pas un sujet pour les experts en management et en organisation, un certain nombre de questions apparaissent parmi lesquelles : Est-ce raisonnable d'apporter un soutien inconditionnel à l'Ukraine ? Quelle attitude avoir avec l'Ukraine entre entrée incontournable et dureté bienveillante ? Que peut-on se permettre de dire ou non désormais à l'Ukraine et avec quelles conséquences ? Faut-il dire oui sur le simple fait de vouloir conserver, si déjà existant, un espace de paix et de liberté même si revendicable et voir ensuite le reste des dossiers ? Quel pourcentage de valorisation sera appliqué entre paquets sur les valeurs et sur l'économie ? Faut il faire entrer un pays en guerre, avec quelles frontières et sinon avec quelle solution, pourquoi pas chypriote existante et encore à solutionner ? Quel aurait été le scénario si 2022 n'avait pas eu lieu où tout le monde se moquait bien des morts quotidiens ? Que faire de la proposition franco-allemande ? Quelle position relative avoir pour la Moldavie potentiellement à nouveau intégrable à la Roumanie ? Quelle devra être la position envers la Serbie, apparemment davantage prête sans attendre tous les Balkans, et apparemment soutenue par la Hongrie revenue en bienveillance mais apparemment pas forcément soumise ?

Il convient de travailler sur l’histoire des Etats-membres et de trouver une solution mesurable, réaliste, réalisable, déterminée dans le temps, l'Europe étant  un projet plus sérieux qu'une simple affaire de cœur inconditionnelle, surtout si elle veut exister dans sa diplomatie au niveau mondial. 

 

 

 

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